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"L'oreiller Abandonné en mer Ne se souviendra pas de la nuit Ni de l'effort des rochers Au creux du rêve" Hayat Ait-Boujounoui, La traversée, in Palpitations, chez L'Harmattan, 2018

P'tit clin d'œil à Virginie

J'ai écrit une plante et n'imaginais pas la voir grandir.

Était-ce du citron ou du poivron ?

 

Je revois l'oubli et ces fruits partagés dans la surprise...

Était-ce l'amitié ou la suspension d'un jour amené à être ?

 

D'un souvenir à l'autre, s'inscrivent autant de regards joyeux que paisibles, émus.

 

Un sourire greffé n'est qu'une image réduite.

 

Au fond des âmes les plus simples, il y a le cœur des instants,

celui des œuvres tissées au large et au plus près,

sans la mort d'un temps qui puisse les annihiler.

 

La beauté est souvent là,

au fil presque invisible et senti,

et largement perçu.

 

*

 

Tout à l'heure,

j'ai senti la mer aux parfums de cuisine.

 

Le sel était ailleurs, loin des surplus inutiles.

Il suffisait de si peu pour retrouver les pas sur le sable.

 

Rien ne choit durablement, au fond des entrailles de ce qui va.

 

Les amitiés perdues sont au sens fort du présent

un cadeau que ni l'écume, ni le vent, ne peuvent emporter trop loin.

 

*

 

Des portes se ferment parfois.

Ainsi sont-elles nécessaires.

 

 

Hayat Ait-Boujounoui - 07 février 2021

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Sedna 08/02/2021 00:01

dans le souvenir, persistent les odeurs de cuisine, de l'amitié, de la vie..