Il y a quelque temps,
L’eau était ce miracle extraordinaire.
Une bruine en légèreté,
Une rivière au cœur des vertes feuilles.
Le désert où j’imagine cette avidité folle
D’une goutte,
Puis d’une autre
Me laisse songeuse dans son ciel bleu.
Des gouttelettes à la grêle du moment,
Une infinie joie triste au ventre
Essaime son abîme.
Sous le parapluie,
Un rêve de printemps secret
Aux angles de douceurs pour aller
Accueille l'imaginaire.
Les fleuves parlent en silence,
Parfois secs ou saturés.
La Terre est close sur elle-même
Et nous sommes prisonniers.
Par instants,
Me revient le souvenir d’une comète
Passante parmi les étoiles.
Vous en souvenez-vous ?
Où est-elle présentement ?
Vers le soleil ?
Je ne sais,
Mais quelle folie que ces eaux fortes
Sur un monde lassé…
Les fleurs apprennent à éclore en mars,
Au temps des semaines fières de leur allure.
Et si nous laissions une belle Terre dire
A eux,
A elles,
A ceux que nous ne connaîtrons jamais
Les secrets de sa beauté ?
Plus loin,
Dans le vent de la nuit et du jour,
Nous ne serons plus qu'un pointillé,
Une saveur ou une pensée,
Peut-être même une absence dans l'oubli
Des tempêtes et des marées...
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Photo IStock
Hayat Ait-Boujounoui, 19 février 2026