Ton horizon demeure calme,
À l'image de ces lignes perpétuelles
D'où je te perçois.
Le temps est ce mouvement stable,
Instable, que nous lui connaissons tous.
L'océan ne dira rien,
Pourtant,
Le tumulte des vagues peut être épouvantable,
Discret dans son bleu sable.
La Terre ne sait toujours pas aller plus loin,
Mais qui est-elle dans l'absolu ?
Nous avons su la nommer,
Cette boule qui tourne sur elle-même.
Elle poursuivra son chemin d'eau,
De roches, d'arbres et d'oiseaux.
Les humains ne savent toujours pas aller plus loin,
Mais qui sont-ils eux-mêmes ?
Nous avons su les nommer,
Ces êtres à peine nés...
Qu'en avons-nous fait ?
Des hommes et des femmes polis ?
Des personnes riches d'une culture ouverte sur l'autre ?
Que s'est-il passé ?
J'admire tes vastes traits de lumières
Mais tes rives sont souvent blessées,
Comme tant de terres émergées.
Au cœur
Subsiste une certaine philosophie,
Sans doute la seule qui vaille
Puisque tout est possible.
"Mieux vaut tard que jamais"
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A Pornic, en Loire-Atlantique
Hayat Ait-Boujounoui, 6 mars 2026