La musique au sang
Court à chaque battement d’ailes.
Pourtant,
Il arrive que l’invisible nous prenne en flagrant délit
De stupeur
Ou d’étonnement vain,
Lorsqu’à l’oreille un moineau s’en va.
Les oiseaux ne savent pas
Quand ils franchissent le cap
D’une vitre fermée au vol des cieux.
J’ai remarqué un signe dans le flux des sens,
Comme un sixième degré imaginaire
Où le cœur va au cœur
Sans surprise
Ni divagations
Pour apprendre à être lui-même.
A l’heure où la raison tient,
Sur les chemins d’une voie continue,
Les étoiles suivent leurs sillons
A des milliards d'années-lumière à l’heure,
Comme un songe égal,
Où un être,
Puis un autre,
Pensent
Sans savoir les accords
D’une guitare,
D’un piano,
D’une harpe,
A vivre une langue anodine
En phase avec qui sait....
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Polotno
Hayat Ait-Boujounoui, 7 juillet 2026